Traumatisme crânien : accompagnement et indemnisation des victimes
Chaque année en France, des milliers de personnes sont victimes d’un traumatisme crânien, qu’il soit léger, modéré ou sévère, dans les suites d’un accident de la circulation, d’une agression, d’un accident de la vie ou autres.
Si toute personne victime d’un préjudice corporel doit être accompagnée et assistée dans la procédure d’indemnisation qui en découle, c’est d’autant plus le cas pour les traumatisés crâniens tant les enjeux financiers sont en l’espèce majeurs.
En pratique, les dossiers de personnes cérébrolésées sont ceux où les écarts d’indemnisations sont les plus significatifs lorsque la victime est assistée d’un Avocat Expert en la matière et lorsqu’elle ne l’est pas.
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Le traumatisme crânien : première cause de handicap acquis chez l’adulte en âge de travailler
Le traumatisme craniocérébral est un problème de santé publique majeur.
Il concerne 200 à 300 cas/100.000 habitants par an et les données permettent d’établir une large prépondérance masculine (de 55 à 80% des cas).
La prévalence d’un handicap en rapport avec un traumatisme crânien en France serait de 704/100.000 habitants, ce qui représente la première cause de handicap acquis chez l’adulte en âge de travailler.
Les accidents de la circulation sont à l’origine de 70% des cas de traumatismes crâniens aux urgences et l’âge moyen des victimes est de 27 ans pour les hommes et de 32 ans pour les femmes.
Toutes les lésions cérébrales ne sont pas nécessairement secondaires à un traumatisme crânien. Elles peuvent être également liées à une lésion vasculaire ou à d’autres causes anoxiques, infectieuses ou inflammatoires.
Les conséquences d’un traumatisme crânien :
Lors de la prise en charge d’un cérébrolésé (en général aux urgences), un diagnostic sera posé et le degré de gravité du traumatisme crânien sera évalué. Il existe plusieurs critères permettant d’évaluer la gravité d’un traumatisme crânien.
Le premier est le score à l’échelle de coma de Glasgow initial :
- Score compris entre 13 et 15 : traumatisme crânien léger ;
- Score compris entre 9 et 12 : traumatisme crânien modéré ;
- Score inférieur ou égal à 8 : traumatisme crânien sévère.
Les autres critères sont la durée du coma, la présence de lésions intra-cérébrales, la durée de l’amnésie post-traumatique…
Les statistiques permettent d’établir que 9% des traumatismes crâniens sont considérés comme graves, 11% sont qualifiés de modérés et 80% sont dits légers.
Les différents symptômes rencontrés habituellement chez les traumatisés crâniens sont les suivants :
- Céphalées post-traumatiques ;
- Sensations vertigineuses ;
- Vomissements et nausées ;
- Troubles du sommeil ;
- Troubles cognitifs : troubles du langage, activités mnésiques, pertes de mémoire, praxies,…
- Troubles des fonctions attentionnelles ;
- Troubles des fonctions exécutives : flexibilité, mémoire de travail, inhibition, hypoactivité, hyperactivité, apathie, distractibilité,…
- Troubles du comportement ;
- Troubles visuels, pertes de sensibilité, perte de l’odorat et du goût,…
- Troubles de la déglutition ;
- Troubles du langage ;
- Perte d’autonomie ;
- Crises d’épilepsie,…
Les personnes cérébrolésées peuvent également présenter un déficit sensitivo-moteur parfois majeur (syndrome cérébelleux, hémiplégie, hémiparésie,…).
Les conséquences et séquelles d’un traumatisme crânien ne sont parfois pas visibles (on parle alors de « handicap invisible ») et peuvent mettre du temps à apparaître.
Particularités chez l’enfant cérébrolésé :
L’enfant est en cours de croissance, de maturation cérébrale et de développement psychomoteur.
Pour les nourrissons, les conséquences d’un traumatisme crânien peuvent être dévastatrices. La forme la plus grave de traumatisme crânien de l’enfant est caractérisé par le « syndrome du bébé secoué ».
Il est à l’origine de graves séquelles neurologiques qui se manifestent par des déficiences intellectuelles, visuelles ou motrices, ainsi que des troubles du comportement, de la parole ou de l’attention.
Chez l’enfant, le tableau clinique va se modifier dans son expression au fur et à mesure qu’il grandit.
Avant l’âge de 3 ou 4 ans, il est constaté par les professionnels de santé une récupération neurologique plus rapide que chez les adultes.
Au-delà de cet âge, la récupération sera similaire à celle observée chez les adultes, avec un pronostic d’autant plus sévère que les lésions sont plus extensives ou diffuses.
Il est classiquement retenu, pour les jeunes victimes cérébrolésées, une date de consolidation à l’âge de 18 ans [et non pas à deux ou trois ans du fait traumatique comme pour les adultes].
En effet, la consolidation sur le plan neuro-orthopédique ne pourra s’envisager avant la fin de la croissance osseuse et il conviendra de tenir compte de la stabilisation situationnelle qui ne s’envisage qu’à l’âge adulte.
La nécessité d’être accompagné par un Avocat Expert en réparation du préjudice corporel :
La victime d’un traumatisme crânien présente des particularités qui compliquent sa prise en charge et son indemnisation.
S’agissant d’un handicap bien souvent « invisible », la victime sera également souvent confrontée à des difficultés de preuve et de démonstration de ses différents préjudices.
Être accompagné par un Avocat Expert en réparation du préjudice corporel est absolument indispensable.
Un dossier de victime cérébrolésée doit faire l’objet d’une attention particulière et d’un accompagnement individualisé (évaluation spécifique de la tierce personne, identification précise des répercussions professionnelles, évaluation de la réalité de l’état séquellaire au besoin par le biais de différents sapiteurs…).
Les Avocats de notre structure sauront vous conseiller les meilleurs spécialistes en la matière (médecin de recours, neuropsychologues, ergothérapeutes,…) afin de préparer au mieux votre (vos) expertise(s) médicale(s) et sauront tout mettre en œuvre, au besoin en saisissant le Tribunal, pour que vous obteniez une indemnisation intégrale de tous vos préjudices.